NP Digital France a présenté un premier bilan lors d’un webinaire le 25 septembre, deux mois après le lancement. D’après l’agence, environ 53 % des recherches affichent déjà un aperçu IA, une part en hausse. Son directeur, Frédéric Joseph, compare la période aux débuts du référencement :

Je revis la révolution du search des années 2000, mais de manière exponentielle.

Pour les entreprises qui alimentent un blog ou une content factory, l’enjeu est concret. Pendant des années, ces contenus ont été la voie la plus fiable pour attirer des visiteurs depuis Google. Ils gardent leur valeur, mais ne garantissent plus à eux seuls la visibilité. Les premières données disponibles montrent où se déplace la visibilité, et comment s’y adapter.

Des contenus repris par l’IA, mais moins visités

Sur la page de résultats, Google répond désormais à la question avant de proposer des liens. Le Mode IA, lancé le même jour, poursuit l’échange sous forme de conversation. Les « dix liens bleus » passent au milieu ou en bas de l’écran, et la première position ne garantit plus le clic.

L’ampleur de la baisse se mesure surtout hors de France. Une étude du Pew Research Center, publiée en juillet 2025 aux États-Unis, montre que les internautes cliquent deux fois moins souvent sur un lien lorsqu’un résumé généré par l’IA s’affiche. Nejmedine Yahi, SEO & GEO Manager chez NP Digital, le formule simplement :

  Vous n’avez pas perdu votre audience, mais potentiellement la visite.

Le contenu peut alimenter la réponse de l’IA sans que l’internaute arrive sur le site de l’entreprise.

Dès janvier 2026 le Reuters Institute de l’Université d’Oxford alertait également sur la baisse du trafic venu de Google. D’après les données Chartbeat, le trafic venu de Google Search vers les sites d’information a baissé d’un tiers dans le monde et leurs éditeurs s’attendaient à en perdre plus de 40 % d’ici trois ans. Avec le lancement de juillet, les sites français entrent à leur tour dans cette dynamique.

Si ces chiffres concernent la presse, ils éclairent aussi la situation des entreprises. Les médias vivent depuis longtemps du trafic des moteurs de recherche, et les blogs d’entreprise reposent sur le même modèle : des contenus informatifs, pensés pour répondre aux questions des internautes. Dans un précédent article consacré à ce que les entreprises doivent anticiper avec les AI Overviews, nous identifiions déjà les formats evergreen et serviciels (guides, comparatifs, réponses aux questions récurrentes) comme les plus exposés. Ils forment le cœur de nombreux blogs.

La visibilité se gagne hors du site

Les clics baissent, la visibilité se déplace. Un site bien référencé part avec un avantage, mais il n’est plus le seul à pouvoir figurer dans la réponse.

Selon NP Digital, près de 40 % des sources citées par les aperçus IA se situent au-delà de la première page de Google. Cela veut dire aussi que 60 % viennent de la première page : un bon référencement reste la meilleure base, sans être l’unique voie d’accès. L’agence distingue trois niveaux de visibilité : être cité, être mentionné et, objectif ultime, être recommandé

Reste à savoir où l’IA va chercher ses informations. Pour composer ses réponses, elle puise largement en dehors du site des entreprises : avis clients, comparateurs, forums, médias spécialisés. Une étude du Journal du Net, menée sur 1 000 requêtes commerciales françaises, permet de mesurer ce phénomène.

Premier enseignement : les médias représentent 5,7 % de ces citations, loin devant les sites institutionnels (1,2 %). Les comparateurs, ces sites qui mettent en regard les offres d’un même secteur, occupent une place importante. Le Journal du Net précise que son étude fige la situation à une date donnée, alors que les réponses de l’IA évoluent vite.

Deuxième enseignement, et bonne nouvelle : PME et grands groupes se côtoient parmi les sources citées. Des cabinets comptables régionaux ou des intégrateurs apparaissent aux côtés d’acteurs nationaux. Chaque entreprise a donc sa carte à jouer, quelle que soit sa taille.

Trois leviers pour apparaître dans les réponses de l’IA

Miser sur la vidéo et les réseaux sociaux

YouTube s’affirme comme un canal clé : NP Digital observe une hausse de 34 % des citations issues de vidéos dans les réponses de l’IA, et le Reuters Institute indique que YouTube est la plateforme où les éditeurs comptent investir le plus en 2026. Ces plateformes nourrissent l’IA tout en permettant de toucher une audience directement, sans passer par Google. Selon le baromètre de l’Arcom, réseaux sociaux, plateformes vidéo et outils d’IA sont déjà le principal moyen de s’informer pour 54 % des moins de 25 ans.

Concrètement, il s’agit de décliner ses contenus d’expertise selon l’audience visée : une vidéo explicative sur YouTube, un carrousel sur LinkedIn, des formats courts pour un public plus jeune.

Être présent dans les sources que l’IA consulte

L’IA s’appuie sur des sources extérieures. Trois pèsent sur ses réponses :

  • La presse : un article dans un média spécialisé du secteur peut être repris parmi les sources citées. Dans l’étude du Journal du Net, les médias représentent 5,7 % des citations
  • Les comparateurs : vérifier que l’entreprise y figure et que sa fiche est à jour
  • Les avis clients et les forums : suivre ce qui s’y dit et répondre aux avis.

Par ailleurs, Google a ajouté à la Search Console, disponible en France dès le lancement, un contrôle qui permet à chaque site de décider si son contenu alimente les fonctionnalités génératives. Se retirer des aperçus IA supprime aussi la visibilité qu’ils apportent.

Recentrer le blog sur l’expertise

Le blog garde sa place, à condition d’évoluer. Selon NP Digital, les requêtes longues et précises, de sept à dix mots, sont davantage citées que les mots-clés génériques et attirent des internautes plus proches de l’achat.

Les contenus qui font la différence sont ceux qu’une synthèse automatique peine à reproduire : une expertise propre, des données propriétaires, des retours d’expérience, des prises de position.

Mesurer autrement et rester présent dans la conversation

Ces changements obligent aussi à revoir la mesure des résultats. Selon NP Digital, les positions et le volume de visites cèdent la place aux mentions et citations dans l’IA, au sentiment qu’elle exprime sur l’entreprise et, surtout, à la contribution au chiffre d’affaires.

L’agence cite une étude américaine sur 60 campagnes, qui montre un retour sur investissement nettement supérieur pour les aperçus IA comparé au SEO traditionnel. L’explication avancée : des internautes moins nombreux, mais plus avancés dans leur décision.

Google a ajouté à la Search Console, disponible en France dès le lancement, un contrôle qui permet à chaque site de décider si son contenu alimente les fonctionnalités génératives. Se retirer des aperçus IA supprime aussi la visibilité qu’ils apportent.

Pour s’y mettre, NP Digital propose une méthode en trois temps :

  • Lister les questions que poseraient ses clients, les soumettre à Google et noter, pour chaque réponse, si l’entreprise est citée, mentionnée ou recommandée. Répéter chaque test plusieurs fois : les réponses de l’IA varient d’un essai à l’autre.
  • Ajuster ses contenus dans les 30 jours.
  • Refaire le test à 90 jours pour mesurer les progrès.

The Editorialist aide les entreprises à s’adapter aux aperçus IA en commençant par un audit SEO & GEO pour mesurer leur visibilité. Nos équipes conçoivent ensuite des contenus d’expertise, des articles de fond aux formats vidéo, pensés pour nourrir les réponses de l’IA. Nous suivons ensuite vos citations mois après mois : ce qui performe est renforcé, le reste est corrigé. Résultat, une visibilité qui progresse et dont vous pouvez suivre l’évolution.

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Maia Andzouana
Rédigé par Maia Andzouana
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En master Manager de la communication à SUP’DE COM, Maia participe à la production et à la diffusion des contenus de The Editorialist. Elle intervient notamment sur les réseaux sociaux, les newsletters et la valorisation des projets de The Editorialist.