Le rapport RSE, entre levier d’engagement et logique d’impact

Comment bien construire son rapport RSE lorsque l’on s’appelle Ergon Capital, et plus globalement pour les acteurs du Private Equity ?

En tant qu’acteur du Private Equity, l’enjeu de la construction d’un rapport RSE est de montrer que nous prenons en considération ces sujets à la fois dans nos choix d’investissements et dans l’accompagnement que nous proposons aux sociétés. Le contexte actuel est celui d’une accélération des acteurs du secteur sur ces sujets. Donc l’enjeu pour Ergon Capital, avec un rapport comme celui que nous venons de publier, est de montrer en quoi notre approche est à l’opposé d’une démarche de « greenwashing », et qu’elle est au contraire sincère, structurelle, profonde, et pensée dans une logique d’impact. 

Quand et pourquoi avez-vous décidé de créer votre rapport RSE ? Quelles étapes aviez-vous préalablement validées ? À quelles audiences le destinez-vous en priorité ? 


Nous ne nous sommes vraiment sentis légitimes à concevoir notre premier rapport RSE que lorsque nous avons réalisé suffisamment de projets et d’initiatives à mettre en lumière. L’idée étant qu’elles soient potentiellement sources d’inspiration pour nos audiences, à savoir nos investisseurs actuels et investisseurs potentiels, nos sociétés actuellement en portefeuille et celles qui pourraient le rejoindre, d’autres fonds d’investissement, et enfin le grand public. 

Que contient concrètement ce rapport RSE, et comment est-il diffusé ? Quel temps fort d’information avez-vous créé autour du rapport pour en optimiser sa diffusion ?  

Ce rapport aborde la RSE chez Ergon Capital sous plusieurs angles. D’abord, notre organisation au sein d’Ergon sur ces sujets. Ensuite, nous y retrouvons nos axes prioritaires d’un point de vue ESG. Enfin des exemples au sein des sociétés que nous accompagnons, qui illustrent nos convictions et nos objectifs. Sa diffusion a été réalisée via une newsletter dédiée à ces sujets, dont le rythme a vocation à devenir trimestriel. En complément de cette diffusion initiale, l’idée est d’en extraire et d’en valoriser un certain nombre de contenus. Nous avons réalisé des communications spécifiques sur Linkedin, et ainsi fait vivre le rapport tout au long de l’année.

Quelle place accordez-vous au graphisme pour ce type de publication ? Comment les équipes de The Editorialist vous ont-elles accompagnés sur la création graphique et multimédia ?  

Le graphisme – et plus largement la mise en valeur des initiatives et de notre approche  – sont des leviers essentiels pour donner envie à un investisseur, à un dirigeant de société, à l’équipe d’un autre fonds d’investissement, de lire le rapport ou une publication LinkedIn. Tout ce travail de mise en valeur graphique mené par The Editorialist répond également à une exigence de pédagogie autour de cette information. Les résultats doivent facilement être compréhensibles, et ce, toujours dans une logique d’impact et de lutte contre le greenwashing. Ce sont des compétences dont nous ne pouvons pas nous passer pour la conception de ce type de rapport et dont nous ne disposons pas en interne. 

Quels ont été pour vous les principaux points de complexité de cette production éditoriale ? Comment The Editorialist vous a-t-il aidés à les adresser ?  

Les équipes de The Editorialist nous aident à prendre du recul par rapport à nos sujets. Leur expérience en matière de rapport RSE a été précieuse notamment pour organiser notre pensée, mettre en valeur nos idées, et trouver les angles sous lesquels aborder les entretiens spécifiques que nous avons menés. 

Comment ce rapport a-t-il été reçu, en interne comme en externe ? Quels ont été les retours de vos parties prenantes sur le rapport ? Quelles sont vos prochaines étapes en matière d’information RSE ? 

Nous avons reçu des retours positifs sur ce rapport RSE, dont les mots-clés étaient « professionnalisme » et « impact ». « Professionnalisme » au sens où sur la thématique de l’ESG était attendu un niveau d’exigence assez fort. Il est identique à celui que nous démontrons dans tous les autres domaines dans lesquels nous intervenons au sein des sociétés de notre portefeuille. Cela a été atteint sur le fond comme sur la forme. Et « impact », pour le sentiment général que l’on est bien à l’opposé d’une démarche de greenwashing. Il y a une volonté structurelle de développer de vraies initiatives, à la fois au sein de nos sociétés, mais aussi au sein d’Ergon Capital.
L’année prochaine, nous nous projetons sur un rapport davantage tourné vers les résultats, les KPIs. Nous voulons démontrer que nos initiatives continuent d’avoir de l’impact. 

Publié le 11 octobre 2022 par Team Edito

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