Reporting RSE : zoom sur un levier stratégique

The Editorialist a l’ambition d’accompagner la – passionnante – transformation en cours de l’économie vers des modèles plus vertueux, en phase avec les attentes sociétales comme les nouvelles obligations légales. C’est le sens du focus proposé ici sur la loi Pacte, un texte dont les dispositions relatives à l’information sur les données extra-financières se révèlent une opportunité de prouver sa capacité à s’adapter aux grands enjeux de demain.

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C’est la transformation majeure des dix prochaines années. Industrie, luxe, tech, retail, services… les acteurs de tous secteurs font une place croissante aux problématiques RSE. Comment valoriser ce (re)positionnement stratégique à travers des contenus de qualité ? Voici un aperçu des convictions que les équipes The Editorialist se sont forgées sur le sujet :

Le fond : sans doute plus que toute autre, les thématiques RSE nécessitent une solide connaissance des enjeux de chaque secteur, en plus de l’expertise rédactionnelle. C’est cette expertise sectorielle qui évitera le traitement trop superficiel de l’information propre au green-washing.
Pour accompagner les transformations RSE de tous secteurs avec le bon niveau d’expertise, The Editorialist a ainsi fait le choix de s’organiser en pôles sectoriels : chaque contenu bénéficie de l’expertise du responsable éditorial dédié.


Le style : un traitement journalistique, clair, synthétique et étayé, qui donnera à voir la vision, le chemin et les indicateurs sur lesquels avance l’entreprise.

La forme : digital et/ou print, le format devra être en phase avec les meilleures pratiques – conformément aux attentes des destinataires experts. Avec une priorité absolue :  faciliter la lecture et l’appropriation des messages clés.

La diffusion : les contenus dédiés doivent faire vivre et matérialiser les engagements auprès de l’audience de l’entreprise, sur tous ses canaux (site web, newsletter, réseaux sociaux), et ce, tout au long de l’année.


La loi Pacte, le nouveau cadre d’une économie plus responsable

Entrée en vigueur le 22 mai 2019, la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) répond à l’ambition de stimuler l’activité des entreprises tout en simplifiant un certain nombre de processus. Rassemblant une série de mesures destinées à soutenir les différentes étapes de développement et de financement, le texte vise à favoriser la création d’emplois et l’innovation, et ce, en plaçant les enjeux sociaux et environnementaux au cœur de la stratégie des organisations. L’entreprise complète ainsi un mode d’évaluation basé sur le seul profit par différents objectifs environnementaux et sociétaux. Point important : les Grandes Entreprises et ETI ne sont pas les seules concernées, c’est également le cas des PME et TPE.

Raison d’être et Société à mission

L’article 1833 du Code civil stipule désormais que l’objet social de l’entreprise ne se limite plus à la recherche du seul profit, mais que « la société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». Cette nouvelle approche peut être formalisée. Parmi les grandes nouveautés de la loi Pacte, se trouve ainsi la possibilité offerte aux structures de préciser dans leurs statuts une « raison d’être » venant compléter leur stratégie et leur vision, voire d’adopter le statut de « société à mission », avec la prise d’engagements à la fois opposables et vérifiables.

Un nombre croissant d’entreprises saisit ces opportunités. Selon une étude réalisée par Deloitte pour le Medef, sur un panel de 100 sociétés (issues principalement du SBF120), 47% ont formulé une raison d’être en septembre 2021 (+ 15% en deux ans) et 15% l’ont inscrite dans leurs statuts. Quant au statut de « société à mission », il avait été choisi en juin 2021 par 206 sociétés, selon le baromètre trimestriel de l’Observatoire des Sociétés à Mission. 70% concernent des entreprises de moins de 50 salariés.

Pour une approche concrète de ces deux possibilités, découvrez le guide consacré au sujet par Bpifrance.

Déclaration de Performance Extra-Financière

Avec le lancement de la loi Pacte, le contexte réglementaire du reporting s’est formalisé autour de la mise en place du DPEF (Déclaration de Performance Extra-Financière). L’obligation de production concerne une grande partie des sociétés anonymes (SA), sous certaines conditions liées aux résultats et aux effectifs : un chiffre d’affaires supérieur à 40 millions d’euros et 500 salariés pour les entreprises cotées en bourse, et un chiffre d’affaires supérieur 100 millions d’euros et 500 salariés pour les entreprises non cotées.

Rendant compte des performances de l’entreprise sur les axes sociaux, environnementaux et sociétaux, la DPEF doit être publiée chaque année et accessible directement sur le site internet de l’entreprise pendant cinq ans. L’ensemble des informations doivent être traitées à travers trois grandes parties :

  • Le modèle d’affaires, qui présente la création de valeur proposée par l’entreprise et son impact dans l’économie (valeur, gouvernance, ressources, stratégies et perspectives)
  • L’analyse des risques, pour préciser ces derniers suivants quatre grands axes : environnement, social, corruption et droits de l’homme
  • L’axe « politique », avec la nécessité pour les entreprises de décrire leurs objectifs afin de répondre aux risques en cours et partager leurs différents indicateurs et facteurs clés de succès


Reporting RSE : les bonnes pratiques

Au-delà des seules obligations légales, le reporting RSE ne saurait se limiter à la simple production d’un document annuel. Pour être porteur de sens, il doit être envisagé et traité comme une opportunité de création de valeur. C’est un moyen stratégique pour diffuser de l’information sur l’entreprise et informer un maximum de partenaires tout au long de l’année (équipes, actionnaires, investisseurs, clients, journalistes, etc.).

Pour maximiser leurs chances de réussite et favoriser un impact social et environnemental positif, chaque objectif se doit notamment d’être spécifique, mesurable, réaliste et temporellement défini. Les grandes thématiques d’innovation doivent s’inscrire dans une réflexion long terme qui assoit l’expertise de l’entreprise dans son domaine.

Se différencier et renforcer son image de marque

Les entreprises modèles en matière de RSE bénéficient d’une solide réputation et d’une mise en lumière importante dans les médias. Les journalistes et leaders d’opinion sont à l’affût des nouvelles tendances. C’est aussi l’un des meilleurs moyens d’attirer de nouveaux collaborateurs – la quête de sens est une priorité pour les jeunes diplômés –  tout en faisant rayonner ses innovations.

Accroître sa performance et sa productivité

De nombreuses études établissent une corrélation directe entre performances économiques et engagement RSE. Cette influence positive de l’engagement environnemental et social sur la valeur de l’entreprise est déjà intégrée depuis plusieurs années par les acteurs financiers : le critère ne cesse de prendre l’importance à l’heure d’opérer des choix stratégiques.

Faire preuve de transparence et fixer un cap

Le reporting RSE n’a pas vocation à offrir une vision positive faite d’une compilation de bonnes nouvelles. L’entreprise doit partager ses succès, comme ses doutes et axes d’amélioration. Autrement dit, en matière de reporting, les meilleures élèves se démarquent par une communication honnête et transparente.

Pas question de doper ses chiffres ou ses actions : le reporting aide aussi l’entreprise à identifier ses faiblesses et prévient des risques à venir, en pointant les axes d’amélioration. Pour la structure, cette vision d’anticipation donne la possibilité d’amorcer un dialogue et d’assurer l’adhésion de la part de l’ensemble de sa communauté et de ses représentants. De même, ne pas oublier qu’un engagement sociétal réussi passe par la mobilisation de l’ensemble de ses collaborateurs. Du salarié à l’investisseur, c’est l’entièreté de l’entreprise qui avance !

Vous souhaitez connaître les tendances 2022 de votre secteur en matière de stratégie éditoriale (thématiques, formats, nouveautés…) ? Écrivez-nous à sales@the-editorialist.com


Publié le 9 février 2022 par Team Edito

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